Le paquebot BORYSTHENE (1853-1865)
Erreur de navigation, le 15 décembre 1865, Oran
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Le naufrage du BORYSTHENE (l'illustrateur a dessiné un vapeur à aubes, alors que le navire était à hélice) |
Paquebot, une hélice en fer de 1.158 tonnes, 75 m x 8, sa machine compound lui assure une vitesse de 10 noeuds. Il est lancé le 3 avril 1853 par John Laird à Birkenhead, pour la South American & General Steam Navigation Co, sous le nom de BRASILEIRA (ou BRASILIERA), affecté à la ligne du Brésil. Le BRASILEIRA a été achevée à temps pour démarrer le service le 24 août, 1853, sous le commandement du capitaine Green, il a rencontré une violente tempête dans la Manche, mais est arrivé à Lisbonne en moins de cinq jours. Il devait faire escale à l'île Saint-Vincent Cap-Vert pour ravitailler en charbon, mais en raison du mauvais temps il a continué vers Pernambuco, où il arrive le 12. Il arrive à Rio de Janeiro le 24 septembre. Ce vapeur a effectué 12 voyages en Amérique du Sud, et mérite des éloges pour être le pionnier dans ce domaine.

Il est racheté en décembre 1855 par les Messageries Impériales et fait sa première croisière pour cette compagnie, le 7 janvier 1856 à destination d'Istanbul sur la ligne du Levant qu'il alterne avec la desserte de l’Algérie et de la Tunisie à partir de 1860. Il est totalement affecté sur cette ligne Algerie -Tunisie, en 1863.
Il appareille de Marseille, le 13 décembre 1865 à direction d'Oran. Le 15 décembre à moins de cinq milles du port, c'est le drame, comme en témoigne le récit de presse ci dessous : |
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Sources :
"Le naufrage du 'Borysthene', 15 décembre 1865", Pierre Emile Berthelemy ; "Steam Shipping SG & SGTL Vol 12", Pages 275 et 283, 17-31 Dec 1855 ; "Le Monde Illustré", 1866 ; http://diaressaada.alger.free.fr/j-bateaux/paquebots.html ; A.D. 85 (La Gazette vendéenne, 1849-1882) ; The New-York Times (nov. 23, 1853) ; "Pierre-Emile Berthélémy - 1818-1894, Peintre des rivages normands", Jean-François Détrée, ISBN : 978-2-7572-0058-2 ; |
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Ile Plane aujourd'hui (photo Tarik Mokhtari) |
Vestiges du Borysthène (photo Tarik Mokhtari) |
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Vestiges du Borysthène (photo Tarik Mokhtari) |
Vestiges du Borysthène (photo Tarik Mokhtari) |
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Vestiges du Borysthène (photo Tarik Mokhtari) |
Vestiges du Borysthène (photo Tarik Mokhtari) |
Notes :
1. Pourquoi évoquer le naufrage du Borysthène ? Ce naufrage, hors de la zone des épaves de notre base, représente pour moi un souvenir : celui de la première épave sur laquelle j'ai plongé par hasard, en 1976. A l'époque je travaillais en Algerie, à Oran et ne pratiquais que la chasse sous-marine. L'Ile Plane était toute proche et un fabuleux réservoir de liches et de merous. J'ai observé vaguement les vestiges de ce navire ne comprenant qu'aujourd'hui l'intêret qu'il aurait du susciter. Alors voilà cette fiche, pour attenuer mes regrets... C. Rabault
Je remercie particulièrement Tarik Mokhtari, plongeur oranais pour sa contribution.
2. Borysthène, en grec Borusthenês : nom donné au Dniepr dans l'Antiquité. Le Dniepr est un fleuve d'Europe orientale. Il se classe, avec ses 2 290 km, à la troisième place des fleuves d'Europe pour sa longueur.
3. "Naufrage du Borysthène", tableau par Emile Pierre Berthélemy, No 139, intitulé dans le catalogue "Naufrage du Borysthène, le 15 déc. 1865. 4068". Sous le No 139, une annotation dans le catalogue : "Un matelot nommé Leblanc, après cinq tentatives infructueuses, porte une corde sur le rocher où le Borysthène s'était brisé, de façon à établir un va-et-vient au moyen duquel une grande partie des naufragés furent sauvés." |
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